mercredi 10 octobre 2007

In Rainbows (ou comment passer un agréable mercredi peu productif)

Il y a dix jours, je recevais un mail annonçant la sortie imminente du nouvel album de Radiohead. Comme de nombreux fans, je me suis bien évidement précipitée sur le site du groupe pour pré-commander le nouvel opus. Là, un choix cornélien s'offrait à moi : acquérir un superbe coffret collector incluant un cd inédit et des vinyles ou opter bêtement pour le téléchargement de l'album. Je dois bien avouer que j'ai longuement hésité. Entre passion et raison, pas facile de faire un choix. Pour une fois, c'est la raison qui a fini par l'emporter (ben oui, il y a le prêt à assumer et le coffret a un coût certain).

Raison qui a emprunté les traits d'une demoiselle que tu connais et qui, ces derniers temps, veille à me remettre sur le droit chemin (merci – ou pas – de m'avoir dissuadée d'acheter la petite veste en cuir l'autre jour). Miss raison m'a en effet fait remarquer, à juste titre, que sans platine, l'intérêt du coffret devenait tout de suite plus limité. Face à une logique aussi implacable, je me suis vue contrainte de capituler. Je trouve d'ailleurs qu'il manque une possibilité, entre le coffret et le téléchargement. Un double cd collector aurait par exemple été bienvenu. Mais bon, en même temps, sans maison de disque, on fait ce qu'on peut, hein. J'ai donc décidé d'apporter une modeste contribution au projet.

C'est à ce moment que tu es venu me narguer, toi qui, ce matin, avais reçu ton code de téléchargement. Et là, après avoir été maintenue de longues années dans l'expectative, je n'ai pu tenir une minute de plus, il fallait que j'entende de mes propres oreilles. Merci, Mister G – aka le sauveur – de m'avoir permis de patienter, en attendant de pouvoir, à mon tour, télécharger la chose en toute légalité.

Pour une réaction à chaud, je dirais qu'à la première écoute, j'ai eu l'impression de déjà connaître tous les morceaux. Le superbe concert d'Amsterdam (qu'on se repasse fréquemment) y est certainement pour quelque chose. J'ai immédiatement accroché. Bodysnatchers, Nude et 15 step figureront certainement longtemps parmi mes préférés. Pour une critique plus constructive, track by track, mieux vaut lire Fabrice Colin. Parce que moi, du grand art comme ça, ça me laisse sans voix. Ça me donne juste envie de me taire et de me laisser porter. Merci encore, Mister G pour ce pur bonheur.

Je ne suis toutefois pas sûre que mon patron ait apprécié le cadeau à sa juste valeur. Il faut bien avouer que la journée n'a pas été des plus productives (faute avouée...). Je ne comprends toujours pas comment tu arrives à te concentrer à la fois sur ton texte et sur les leurs. Moi, rien à faire, m'intéresser de près au manuel d'un bête (enfin, pas tant que ça) téléphone avec Radiohead en fond, c'est no way. Du coup, je suis très en retard sur ta relecture. Tant pis, je mettrai les bouchées doubles demain. Je ne regrette nullement d'avoir pris ce moment, parce que Thom le vaut bien.

vendredi 14 septembre 2007

Lisez jeunesse

Il y a peu, j'apprenais que le supermarché situé à deux pas du bureau avait récemment étendu ses « services » et permettait à présent de récupérer des colis.

Pour fêter ça, j'avais immédiatement passé commande sur un site de vente de livres en ligne. Ben oui, parfois, je fais venir les livres à moi, parce que, je ne sais pas si tu te rends compte, mais trouver une librairie digne de ce nom dans un parc « scientifique », c'est pas coton. Tu as bien de la chance à ce niveau-là.

Bref, j'avais immédiatement passé commande — oui, oui, pendant mes heures de travail mais tu sais à quel point elles peuvent être élastiques et puis, il faut bien se détendre. J'avais reçu une confirmation, puis un mail m'annonçant qu'un premier livre m'attendait au point relais. Tout allait pour le mieux.

Je m'y suis rendue hier pendant la pause pour récupérer le bouquin. En cinq minutes, tout était réglé. Facile. Je me disais qu'elles exagéraient, les collègues qui avaient testé avant moi et s'étaient plaintes du service et des horaires fantaisistes.

À mon retour, un autre mail m'attendait : le reste de ma commande était arrivé. Évidement, tu me connais, je n'ai pas pu m'empêcher de penser que si ça se trouve, l'autre paquet était déjà là quand je suis passée...

J'y retourne donc ce midi (au moins, ça me fait de l'exercice, c'est toujours ça de pris) pour apprendre que le service après vente, qui fait office de relais, est
« exceptionnellement fermé jusque 14:00 »... Bravo le service. Je rentre bredouille en me disant que j'y retournerais bien à 14:30.

Là, je m'aperçois avec déplaisir qu'il n'y a toujours personne derrière le comptoir. Un type arrive, non pas pour me permettre de récupérer ce foutu colis, mais pour m'annoncer qu'il n'y aura personne avant 14:00.
« C'est marqué sur l'écriteau », qu'il me dit.

Je lui fait aimablement (si, si, je t'assure) remarquer qu'il est 14:30 et que c'est mon deuxième passage aujourd'hui... J'ai bien fait de rester aimable : il se montre coopératif et appelle quelqu'un. Le temps passe...

La quelqu'une finit par arriver, par trouver mon petit paquet après maintes recherches. Vient (enfin) le moment de régler.

Ah ? Vous devez payer ? Parce que je dois redémarrer ma caisse, ça va prendre un certain temps... Vous n'avez pas de courses à faire ?

Non, madame, je n'ai (hélas) pas le temps de faire mes courses en plein milieu de l'après-midi. Il se trouve que je dois travailler, moi aussi.

Bon, ben faudra patienter alors...

Malheureusement, ma patience avait atteint ses limites (je suis d'ailleurs étonnée d'avoir tenu aussi longtemps). Et puis, mon patron est bien gentil, mais quand même, la journée était loin d'être terminée (les clients ont toujours un besoin pressant de traductions le vendredi). Résultat : j'ai dû repasser après le boulot.

Moralité : la prochaine fois, j'écoute mes collègues et surtout, surtout, je vais en librairie.

dimanche 9 septembre 2007

In vino veritas

Voilà, on s'est partagé ton vin. Un peu à contrecœur, mais depuis le temps que mamie nous le demandait... Un peu au hasard aussi. Tu aurais dû nous voir, tous les trois, assis par terre devant le cellier, ne sachant pas comment procéder.

Papa, qui t'a tant fait aller avec ta cave et son héritage, n'a finalement pris que quelques grands crus et nous a laissé le soin du partage. Laurent a emporté les vins italiens. Les rosés que je t'avais offerts, et que tu n'as hélas pas eu le temps de découvrir, me sont revenus. Quant au reste, il a été réparti un peu au petit bonheur, du vin de pays que tu affectionnais particulièrement aux derniers millésimes.

Évidemment, on a pas pu s'empêcher de faire les imbéciles Laurent et moi, tu nous connais, quand on est réunis... N'empêche, c'était un rire nerveux qui nous parcourait. C'est que, même si on n'en a pas parlé, il n'y a pas que les bouteilles qui ont été remuées, cet après-midi-là... Tu nous manques tellement.

Ce soir, ce n'est pas un thé blanc, vert, noir ou fruité que je déguste en gribouillant les quelques lignes que je voudrais plus régulières, mais un de tes Côtes du Rhône. Je ne lui connaissais pas une telle amertume.

mardi 4 septembre 2007

Comme un lundi

On avait parié que si j'étais engagée, je rédigerais le prochain post en néerlandais. Ce ne sera pas nécessaire puisque ton patron en a décidé autrement. J'ai en effet reçu hier soir le mail tant redouté.

Je suis malheureusement au regret de vous informer que votre candidature n’a pas été retenue. Vos compétences ont réellement retenu notre attention, mais nous avons décidé, après de longues réflexions et discussions, de chercher une personne néerlandophone.

Oh, je m'y attendais hein, c'est pas ça. Mais bon, je suis quand même un peu déçue. Surtout après avoir passé deux entretiens et discuté des conditions salariales et extra-légales. Je me disais que peut-être... Bref, j'avais fini par espérer.

On ne travaillera pas ensemble, finalement. Au fond, c'est peut-être mieux comme ça. Tu aurais fini par te lasser. Et puis, il nous reste les e-mails et les weekends. À nous les chic soirées !

dimanche 2 septembre 2007

A tavola

Et bien voilà, après des mois de négociations (pire que pour former un gouvernement), tu as fini par trouver une date qui seyait à nos agendas de ministres et tu l'as fait, toi, ton dîner. Pas comme une certaine fille indigne qui s'est d'ailleurs pris quelques réflexions. Gentilles, les réflexions, mais bon...

Alors, pour le dîner, un seul mot : MIAM ! J'aurais bien aimé te l'écrire en italien (rapport au menu), mais je ne sais pas. Ben oui, la faute au néerlandais. On peut pas tout faire, hein...

Tout était vraiment delizioso (tu vois, je fais quand même des efforts) des antipasti au Limoncello. Un vrai festin de chef italien, la musique de pizzeria en moins (un grand plus, selon moi). Je pourrais m'étendre tant sur le repas que sur l'accueil, mais je vais me contenter d'emprunter ces quelques mots à mon père (le dimanche soir, j'ai tendance à me la jouer paresseuse) : « il n'y a pas à dire, tu sais recevoir » (fin de citation).

Quant à la fille indigne, elle fait les choses à son rythme. Lentement, mais sûrement. Exemple : trouver la maison, deux ans et demi. Se décider à écrire une petite note pour te remercier du bon moment passé tous ensemble (parce que c'est ce qu'elle est en train d'essayer de faire), deux semaines. Organiser enfin son fameux dîner... Hum, disons un temps certain.

Soit. Mais j'entends bien rattraper le coup. J'ai décidé de relayer ma mère aux fourneaux pour les fêtes. Cette année, Noël se fera à la maison (ou ne se fera pas). Un peu comme si j'avais pris mes bonnes résolutions en avance, quoi. Sauf que cette fois, je compte bien m'y tenir. L'invitation est donc lancée.

Oui, mais... j'ai intérêt à mettre les petits plats dans les grands, si je veux éviter d'autres réflexions. Tu as placé la barre plutôt haut.


lundi 27 août 2007

Happy Birthday!

Happy Birthday, my love. Désolée de t'avoir quelque peu délaissé ces derniers jours. Aujourd'hui, j'ai bien l'intention de m'occuper exclusivement de toi (après mon entretien).

jeudi 23 août 2007

Elle est belle, ta cuisine

Je trouve que tu l'as vraiment bien choisie. J'aime tout : sa couleur, son ergonomie, sa disposition − tu vois que l'îlot donne plutôt bien, finalement. Et puis, elle en jette avec ses petits bruits de navette spatiale quand on ouvre les armoires.

Mais ce que je préfère par-dessus tout, c'est qu'elle nous a réunis. Ça faisait tellement longtemps qu'on n'avait pas passé une soirée à plus de trois, avec toi. Comme le disait un de tes convives, on avait l'impression de former un groupe à nouveau. Comme au bon vieux temps, quand on refaisait le monde si souvent. Ce serait bien, si elle reprenait le rôle de trait d'union, de temps en temps, ta cuisine, tu ne trouves pas ?

En plus, si elle te donne l'envie de cuisiner, moi je dis bravo. J'ai vraiment passé une bonne soirée dans tous les sens du terme. À l'occasion, file-moi ta recette de pesto rouge.


mardi 21 août 2007

On a signé !

Ça y est, on a fini par signer ! Même qu’on n’y croyait plus... après des mois et des mois de vaines recherches, de déceptions et de frustrations, on a fini par la trouver, la maison de nos rêves. Elle est même mieux que dans nos rêves, en fin de compte. On en était arrivé à tellement de concessions que là, c’est plutôt inespéré.

Et ça a été tellement facile aussi. Entre l’offre aux propriétaires et l’acceptation, aucun coup bas, personne ne s’est mis en travers de notre route, c’est presque trop beau pour être vrai.

Pourtant, cette fois, c’est vrai, vu que le compromis est signé. Bizarrement, ça m’a fait quelque chose d’apposer ma signature à côté de la sienne sur toutes ces pages. Autant le mariage m’importe peu (tu connais ma position), autant j’ai été émue de franchir cette étape.

Certes, on ne s’est pas promis monts et merveilles jusqu’à ce que la mort nous sépare, mais cet engagement pour les vingt-cinq années à venir n’en est pas pour autant vide de sens. Même si on vit ensemble depuis un bon bout de temps, il reste une promesse. Une promesse que je compte bien honorer car cette fois, je n’ai plus peur. Je l’aime. Je sais qu’on sera heureux.

J’espère que tu viendras nous rendre visite.


dimanche 19 août 2007

Bang ! (C’est à peu près le bruit que ça a fait)

Tu pensais qu’un véhicule rouge, c’était visible, de près comme de loin. Désolée de te l’apprendre, mais tu as tout faux, vu (c’est le cas de le dire) qu’on s’est (encore) fait rentrer dedans. C’est quand même la deuxième fois cette année, il ne faudrait pas que ça devienne une habitude...

Cette fois, il y a des dégâts. Heureusement, ils sont purement matériels, tant de notre côté que chez la « fonceuse » – le premier qui me poste un commentaire sur les femmes au volant, je le vire. Le fait est que ça aurait très bien pu m’arriver, et à toi aussi ; encore faudrait-il que tu te remettes à conduire. Quelques secondes d’inattention et bang ! C’est si vite arrivé.

Tu me feras remarquer que la distraction au volant n’est ni chaudement recommandée, ni vraiment encouragée. Certes, mais tu admettras qu’il est parfois humainement difficile de ne pas relâcher son attention quelques secondes. Il suffit, par exemple, d’une affiche de Johnny Depp à un abribus et hop, une conductrice étourdie pour un quart de seconde (ou plus si affinités. Pour moi, c’est plus. Pour toi aussi, je pense). Que celui qui n’a jamais pêché par distraction me jette un enjoliveur (de marque Citroën de préférence, les nôtres ayant pris quelques bordures).

Il n’y a pas si longtemps, tu me disais que dans ton blog, tu enjolivais parfois, que tu romançais. Si je voulais, je pourrais en faire autant et m’étendre sur le choc reçu, décrire le bond en avant qu’a fait la voiture et l’étendue du désastre. Je pourrais te raconter les contretemps occasionnés, jeter la pierre à la conductrice et même lui attirer ton antipathie. Oui, je le pourrais et je suis sûre que j’y arriverais assez facilement. D’autant plus que le beau Johnny n’étant en aucune manière présent sur les lieux de l’accident, elle a peu de circonstances atténuantes.

Mais ce ne sera pas pour cette fois. Quand je repense à cette femme qui, confuse, a immédiatement reconnu sa faute sans faire d’histoire et à l’ampleur des dégâts sur sa vielle voiture, qui est probablement bonne pour la casse, je ne peux lui en vouloir. Non, décidément, ce n’est pas drôle. J’espère qu’elle n’aura pas trop d’ennuis.


vendredi 17 août 2007

Mais euh !

Assez beau garçon, très bavard et des plus sympathiques, j’écrivais hier. Avoue que je présente plutôt bien mes amis. D’autres ont également été évoquées, ou plutôt invoquées. Au fil des posts, tu apprendras à les connaître et puis, un jour viendra très probablement où je me pencherai sur leur cas (tremblez jeunes filles).

Mais revenons au sujet qui nous occupe aujourd’hui, sans vouloir faire laboratoire. Dans ce cas précis, j’aurais pu écrire ex-collègue, en souvenir du temps, pas si lointain, où, sans relâche, nous conjuguions nos efforts pour le bénéfice d’une même entreprise (ah ah).

Mais un jour, ou plus exactement un petit matin, après une soirée mémorable qui s’était terminée dans une boîte relativement insolite du Sablon, tu dois t’en souvenir, nous avons décidé, quelque part entre Bruxelles et Nivelles, que ce vocable ne nous convenait plus. Certes, nous avions été collègues, mais l’aventure ne s’était pas limitée aux heures de bureau, et surtout, elle ne s’est pas terminée lorsque tu as décidé de mettre fin à ton contrat pour tendre les bras vers l’inconnu (plus si inconnu que ça, ceci dit au passage), loin (pas trop, heureusement) de ta patrie.

Nous avons donc opté pour l’amitié. Et oui, dans la traduction, on accorde une importance toute particulière à trouver le mot juste.

Il n’empêche, parfois, sur la route, qui pour moi n’a guère changé, je me remémore les trajets que nous faisions ensemble, matins et soirs et les conversations très sérieuses qui les ponctuaient. J’en ai appris des choses ! Comme le fait que tes fesses n’ont jamais vu les rayons du soleil (pardon de mettre en lumière – mais pas au soleil – ce détail intime). Tes monologues (tu es très bavard) me manquent terriblement.

Heureusement, tu reviens bientôt. Et si je me fie aux messages échangés ces derniers jours, ça ne va pas être triste. Vivement ! Je suis excitée comme une pucelle, pour reprendre une de tes nombreuses expressions.



jeudi 16 août 2007

Décidément rien n’est simple

La boucle était presque bouclée, je clôturais les derniers projets, l’esprit déjà un peu ailleurs, avant deux semaines de vacances tant attendues, quand mon portable a entonné les premières notes de Motels. C’était ton boss. Il souhaitait m’accorder un second entretien.

Tu m’avais prévenue quelques jours auparavant qu’il n’avait pas encore trouvé la personne, celle qui répondait à toutes ses attentes. Par ailleurs, tu avais entendu dire que, mis à part le néerlandais (si seulement il pouvait rester entre parenthèses), j’avais fait plutôt bonne impression. Il est nettement plus facile d’être détendue quand on a déjà un job – et un peu d’expérience.

Bref, tu m’avais conseillé de me rappeler à son bon souvenir. Seulement voilà, entre-temps, il s’en était passé des choses, et je n’étais plus tout aussi sûre. Je me rappelle t’avoir répondu que j’y réfléchirais pendant les vacances, que pour l’instant, j’avais besoin de me détendre, que je prendrais une décision pour la rentrée.

Et bien, ce ne sera pas nécessaire. Bien sûr, c’est toujours bon pour mon ego (ah ah), mais je dois admettre qu’il m’a quand même prise au dépourvu, là, ton patron.

Évidemment, n’ayant eu aucune nouvelle de sa part pendant tout ce temps, j’avais un peu laissé de côté la langue d’Hugo Claus (à ma décharge, j’ai eu d’autres chats à fouetter), avec la ferme intention de suivre assidûment un cours dès septembre. Si, si. Le néerlandais, j’aimerais mieux faire sans, mais si je veux changer de crémerie, je serai bien obligée de faire avec. Non pas que j’y sois totalement réfractaire, mais il y a des langues avec lesquelles j’ai plus d’affinités.

Voilà donc que ton boss veut me revoir, au plus vite. Maintenant ? Il y a un mois, j’aurais sauté de joie. Simplement (le mot est assez mal choisi, j’en conviens), sur l’entrefaite, on a acheté une maison. Après deux ans et demi de recherches, il était temps ; mais je ne vais pas m’étendre sur le sujet maintenant.

Oui, vous avez acheté une maison, et alors quoi ?
Ben et alors, il y a l’histoire du prêt. C’est en bonne voie, mais qu’adviendra-t-il si je change de travail maintenant ? La banque sera-t-elle toujours aussi favorable ? Nous l’accordera-t-elle ?

Il y a peu de chance que j’obtienne le poste, mais bon, des fois que... tu sais que j’aime parer à toutes les éventualités. Et moi je sais que sans le prêt, on peut dire adieu à la maison de nos rêves et qu’on perdrait par la même occasion les 10 % d’acompte qu’on doit justement verser demain. Ce n’est pas rien.

D’un autre côté, cet emploi m’intéresse, et puis (surtout ?) ce serait sympa de travailler avec toi. Néanmoins, cette entrevue ne tombe pas vraiment au bon moment. Par conséquent, à ta grande surprise, j’ai répondu que j’allais y réfléchir et que je rappellerais. Mais pourquoi rien n’arrive jamais quand on le souhaite et que tout est toujours compliqué ?

Mais tu devrais le savoir maintenant : jamais rien n’arrive tout seul, quand il se passe des trucs (surtout quand ce sont des trucs stressants, épuisants et qui prennent du temps), tout tombe toujours ensemble après plusieurs mois de vache maigre et de vaines recherches, m’écrivait à ce propos un de nos amis communs. Assez beau garçon, très bavard et des plus sympathiques, tu vois certainement de qui je parle.

Je sais pertinemment que mon néerlandais ne sera pas suffisant. La perspective de faire cet entretien « pour rien », de me mettre dans l’embarras quand le moment sera venu de tester mon niveau et de surcroît, pendant mes vacances, ne m’enchante guère mais tu me connais, je vais quand même tenter le coup. J’appelle demain.

mercredi 15 août 2007

Je me lance !

Ça y est, c’est décidé, je me lance à mon tour. Non pas pour faire comme toi, je sais très bien que je n’arriverai jamais à rien de comparable. Je n’en n’ai d’ailleurs ni l’intention, ni la prétention.

Honnêtement, l’idée de ce blog me trottait dans la tête depuis un bon bout de temps, bien avant que tu ne décides de rouvrir le tien, c’est dire.

Aussi, si je t’emprunte la forme en tu, sache que ce n’est pas par mimétisme, mais parce que je la trouve pratique. Elle me permettra de m’adresser commodément à bien des gens et tout particulièrement à mes amis. Grâce à toi, j’ai pu constater qu’elle fonctionnait bien. Ce premier billet te revient donc tout naturellement, tout comme le morceau qui laccompagne, tu l'auras compris.