vendredi 14 septembre 2007

Lisez jeunesse

Il y a peu, j'apprenais que le supermarché situé à deux pas du bureau avait récemment étendu ses « services » et permettait à présent de récupérer des colis.

Pour fêter ça, j'avais immédiatement passé commande sur un site de vente de livres en ligne. Ben oui, parfois, je fais venir les livres à moi, parce que, je ne sais pas si tu te rends compte, mais trouver une librairie digne de ce nom dans un parc « scientifique », c'est pas coton. Tu as bien de la chance à ce niveau-là.

Bref, j'avais immédiatement passé commande — oui, oui, pendant mes heures de travail mais tu sais à quel point elles peuvent être élastiques et puis, il faut bien se détendre. J'avais reçu une confirmation, puis un mail m'annonçant qu'un premier livre m'attendait au point relais. Tout allait pour le mieux.

Je m'y suis rendue hier pendant la pause pour récupérer le bouquin. En cinq minutes, tout était réglé. Facile. Je me disais qu'elles exagéraient, les collègues qui avaient testé avant moi et s'étaient plaintes du service et des horaires fantaisistes.

À mon retour, un autre mail m'attendait : le reste de ma commande était arrivé. Évidement, tu me connais, je n'ai pas pu m'empêcher de penser que si ça se trouve, l'autre paquet était déjà là quand je suis passée...

J'y retourne donc ce midi (au moins, ça me fait de l'exercice, c'est toujours ça de pris) pour apprendre que le service après vente, qui fait office de relais, est
« exceptionnellement fermé jusque 14:00 »... Bravo le service. Je rentre bredouille en me disant que j'y retournerais bien à 14:30.

Là, je m'aperçois avec déplaisir qu'il n'y a toujours personne derrière le comptoir. Un type arrive, non pas pour me permettre de récupérer ce foutu colis, mais pour m'annoncer qu'il n'y aura personne avant 14:00.
« C'est marqué sur l'écriteau », qu'il me dit.

Je lui fait aimablement (si, si, je t'assure) remarquer qu'il est 14:30 et que c'est mon deuxième passage aujourd'hui... J'ai bien fait de rester aimable : il se montre coopératif et appelle quelqu'un. Le temps passe...

La quelqu'une finit par arriver, par trouver mon petit paquet après maintes recherches. Vient (enfin) le moment de régler.

Ah ? Vous devez payer ? Parce que je dois redémarrer ma caisse, ça va prendre un certain temps... Vous n'avez pas de courses à faire ?

Non, madame, je n'ai (hélas) pas le temps de faire mes courses en plein milieu de l'après-midi. Il se trouve que je dois travailler, moi aussi.

Bon, ben faudra patienter alors...

Malheureusement, ma patience avait atteint ses limites (je suis d'ailleurs étonnée d'avoir tenu aussi longtemps). Et puis, mon patron est bien gentil, mais quand même, la journée était loin d'être terminée (les clients ont toujours un besoin pressant de traductions le vendredi). Résultat : j'ai dû repasser après le boulot.

Moralité : la prochaine fois, j'écoute mes collègues et surtout, surtout, je vais en librairie.

1 commentaires:

Eymeric a dit…

J'aime bien le titre de cet article et voila pourquoi :
http://www.lisez-jeunesse.fr