Et bien voilà, après des mois de négociations (pire que pour former un gouvernement), tu as fini par trouver une date qui seyait à nos agendas de ministres et tu l'as fait, toi, ton dîner. Pas comme une certaine fille indigne qui s'est d'ailleurs pris quelques réflexions. Gentilles, les réflexions, mais bon...
Alors, pour le dîner, un seul mot : MIAM ! J'aurais bien aimé te l'écrire en italien (rapport au menu), mais je ne sais pas. Ben oui, la faute au néerlandais. On peut pas tout faire, hein...
Tout était vraiment delizioso (tu vois, je fais quand même des efforts) des antipasti au Limoncello. Un vrai festin de chef italien, la musique de pizzeria en moins (un grand plus, selon moi). Je pourrais m'étendre tant sur le repas que sur l'accueil, mais je vais me contenter d'emprunter ces quelques mots à mon père (le dimanche soir, j'ai tendance à me la jouer paresseuse) : « il n'y a pas à dire, tu sais recevoir » (fin de citation).
Quant à la fille indigne, elle fait les choses à son rythme. Lentement, mais sûrement. Exemple : trouver la maison, deux ans et demi. Se décider à écrire une petite note pour te remercier du bon moment passé tous ensemble (parce que c'est ce qu'elle est en train d'essayer de faire), deux semaines. Organiser enfin son fameux dîner... Hum, disons un temps certain.
Soit. Mais j'entends bien rattraper le coup. J'ai décidé de relayer ma mère aux fourneaux pour les fêtes. Cette année, Noël se fera à la maison (ou ne se fera pas). Un peu comme si j'avais pris mes bonnes résolutions en avance, quoi. Sauf que cette fois, je compte bien m'y tenir. L'invitation est donc lancée.
Oui, mais... j'ai intérêt à mettre les petits plats dans les grands, si je veux éviter d'autres réflexions. Tu as placé la barre plutôt haut.
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