Il y a dix jours, je recevais un mail annonçant la sortie imminente du nouvel album de Radiohead. Comme de nombreux fans, je me suis bien évidement précipitée sur le site du groupe pour pré-commander le nouvel opus. Là, un choix cornélien s'offrait à moi : acquérir un superbe coffret collector incluant un cd inédit et des vinyles ou opter bêtement pour le téléchargement de l'album. Je dois bien avouer que j'ai longuement hésité. Entre passion et raison, pas facile de faire un choix. Pour une fois, c'est la raison qui a fini par l'emporter (ben oui, il y a le prêt à assumer et le coffret a un coût certain).
Raison qui a emprunté les traits d'une demoiselle que tu connais et qui, ces derniers temps, veille à me remettre sur le droit chemin (merci – ou pas – de m'avoir dissuadée d'acheter la petite veste en cuir l'autre jour). Miss raison m'a en effet fait remarquer, à juste titre, que sans platine, l'intérêt du coffret devenait tout de suite plus limité. Face à une logique aussi implacable, je me suis vue contrainte de capituler. Je trouve d'ailleurs qu'il manque une possibilité, entre le coffret et le téléchargement. Un double cd collector aurait par exemple été bienvenu. Mais bon, en même temps, sans maison de disque, on fait ce qu'on peut, hein. J'ai donc décidé d'apporter une modeste contribution au projet.
C'est à ce moment que tu es venu me narguer, toi qui, ce matin, avais reçu ton code de téléchargement. Et là, après avoir été maintenue de longues années dans l'expectative, je n'ai pu tenir une minute de plus, il fallait que j'entende de mes propres oreilles. Merci, Mister G – aka le sauveur – de m'avoir permis de patienter, en attendant de pouvoir, à mon tour, télécharger la chose en toute légalité.
Pour une réaction à chaud, je dirais qu'à la première écoute, j'ai eu l'impression de déjà connaître tous les morceaux. Le superbe concert d'Amsterdam (qu'on se repasse fréquemment) y est certainement pour quelque chose. J'ai immédiatement accroché. Bodysnatchers, Nude et 15 step figureront certainement longtemps parmi mes préférés. Pour une critique plus constructive, track by track, mieux vaut lire Fabrice Colin. Parce que moi, du grand art comme ça, ça me laisse sans voix. Ça me donne juste envie de me taire et de me laisser porter. Merci encore, Mister G pour ce pur bonheur.
Je ne suis toutefois pas sûre que mon patron ait apprécié le cadeau à sa juste valeur. Il faut bien avouer que la journée n'a pas été des plus productives (faute avouée...). Je ne comprends toujours pas comment tu arrives à te concentrer à la fois sur ton texte et sur les leurs. Moi, rien à faire, m'intéresser de près au manuel d'un bête (enfin, pas tant que ça) téléphone avec Radiohead en fond, c'est no way. Du coup, je suis très en retard sur ta relecture. Tant pis, je mettrai les bouchées doubles demain. Je ne regrette nullement d'avoir pris ce moment, parce que Thom le vaut bien.
mercredi 10 octobre 2007
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1 commentaires:
C'était peu de choses. Et puis il faut que j'avoue que garder cette petite merveille pour moi m'aurait donné l'impression de privé le monde (le monde étant ici personnifié par toi et ta moitié, qui avait d'ailleurs l'air content de mon altruisme musical) de quelque chose de beau, d'une touche de couleur (avec Radiohead, la couleur est plutôt sombre mais c'est de la couleur quand même)qui fait parfois défaut dans notre vie. Et goûter à ces plaisirs auditifs tout en s'attelant à la tâche n'a rien d'impossible. Il est toujours plus agréable de travailler quand le soleil brille :-)
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