Il y a peu, j'apprenais que le supermarché situé à deux pas du bureau avait récemment étendu ses « services » et permettait à présent de récupérer des colis.
Pour fêter ça, j'avais immédiatement passé commande sur un site de vente de livres en ligne. Ben oui, parfois, je fais venir les livres à moi, parce que, je ne sais pas si tu te rends compte, mais trouver une librairie digne de ce nom dans un parc « scientifique », c'est pas coton. Tu as bien de la chance à ce niveau-là.
Bref, j'avais immédiatement passé commande — oui, oui, pendant mes heures de travail mais tu sais à quel point elles peuvent être élastiques et puis, il faut bien se détendre. J'avais reçu une confirmation, puis un mail m'annonçant qu'un premier livre m'attendait au point relais. Tout allait pour le mieux.
Je m'y suis rendue hier pendant la pause pour récupérer le bouquin. En cinq minutes, tout était réglé. Facile. Je me disais qu'elles exagéraient, les collègues qui avaient testé avant moi et s'étaient plaintes du service et des horaires fantaisistes.
À mon retour, un autre mail m'attendait : le reste de ma commande était arrivé. Évidement, tu me connais, je n'ai pas pu m'empêcher de penser que si ça se trouve, l'autre paquet était déjà là quand je suis passée...
J'y retourne donc ce midi (au moins, ça me fait de l'exercice, c'est toujours ça de pris) pour apprendre que le service après vente, qui fait office de relais, est « exceptionnellement fermé jusque 14:00 »... Bravo le service. Je rentre bredouille en me disant que j'y retournerais bien à 14:30.
Là, je m'aperçois avec déplaisir qu'il n'y a toujours personne derrière le comptoir. Un type arrive, non pas pour me permettre de récupérer ce foutu colis, mais pour m'annoncer qu'il n'y aura personne avant 14:00. « C'est marqué sur l'écriteau », qu'il me dit.
Je lui fait aimablement (si, si, je t'assure) remarquer qu'il est 14:30 et que c'est mon deuxième passage aujourd'hui... J'ai bien fait de rester aimable : il se montre coopératif et appelle quelqu'un. Le temps passe...
La quelqu'une finit par arriver, par trouver mon petit paquet après maintes recherches. Vient (enfin) le moment de régler.
Ah ? Vous devez payer ? Parce que je dois redémarrer ma caisse, ça va prendre un certain temps... Vous n'avez pas de courses à faire ?
Non, madame, je n'ai (hélas) pas le temps de faire mes courses en plein milieu de l'après-midi. Il se trouve que je dois travailler, moi aussi.
Bon, ben faudra patienter alors...
Malheureusement, ma patience avait atteint ses limites (je suis d'ailleurs étonnée d'avoir tenu aussi longtemps). Et puis, mon patron est bien gentil, mais quand même, la journée était loin d'être terminée (les clients ont toujours un besoin pressant de traductions le vendredi). Résultat : j'ai dû repasser après le boulot.
Moralité : la prochaine fois, j'écoute mes collègues et surtout, surtout, je vais en librairie.
vendredi 14 septembre 2007
dimanche 9 septembre 2007
In vino veritas
Voilà, on s'est partagé ton vin. Un peu à contrecœur, mais depuis le temps que mamie nous le demandait... Un peu au hasard aussi. Tu aurais dû nous voir, tous les trois, assis par terre devant le cellier, ne sachant pas comment procéder.
Papa, qui t'a tant fait aller avec ta cave et son héritage, n'a finalement pris que quelques grands crus et nous a laissé le soin du partage. Laurent a emporté les vins italiens. Les rosés que je t'avais offerts, et que tu n'as hélas pas eu le temps de découvrir, me sont revenus. Quant au reste, il a été réparti un peu au petit bonheur, du vin de pays que tu affectionnais particulièrement aux derniers millésimes.
Évidemment, on a pas pu s'empêcher de faire les imbéciles Laurent et moi, tu nous connais, quand on est réunis... N'empêche, c'était un rire nerveux qui nous parcourait. C'est que, même si on n'en a pas parlé, il n'y a pas que les bouteilles qui ont été remuées, cet après-midi-là... Tu nous manques tellement.
Ce soir, ce n'est pas un thé blanc, vert, noir ou fruité que je déguste en gribouillant les quelques lignes que je voudrais plus régulières, mais un de tes Côtes du Rhône. Je ne lui connaissais pas une telle amertume.
Papa, qui t'a tant fait aller avec ta cave et son héritage, n'a finalement pris que quelques grands crus et nous a laissé le soin du partage. Laurent a emporté les vins italiens. Les rosés que je t'avais offerts, et que tu n'as hélas pas eu le temps de découvrir, me sont revenus. Quant au reste, il a été réparti un peu au petit bonheur, du vin de pays que tu affectionnais particulièrement aux derniers millésimes.
Évidemment, on a pas pu s'empêcher de faire les imbéciles Laurent et moi, tu nous connais, quand on est réunis... N'empêche, c'était un rire nerveux qui nous parcourait. C'est que, même si on n'en a pas parlé, il n'y a pas que les bouteilles qui ont été remuées, cet après-midi-là... Tu nous manques tellement.
Ce soir, ce n'est pas un thé blanc, vert, noir ou fruité que je déguste en gribouillant les quelques lignes que je voudrais plus régulières, mais un de tes Côtes du Rhône. Je ne lui connaissais pas une telle amertume.
mardi 4 septembre 2007
Comme un lundi
On avait parié que si j'étais engagée, je rédigerais le prochain post en néerlandais. Ce ne sera pas nécessaire puisque ton patron en a décidé autrement. J'ai en effet reçu hier soir le mail tant redouté.
Je suis malheureusement au regret de vous informer que votre candidature n’a pas été retenue. Vos compétences ont réellement retenu notre attention, mais nous avons décidé, après de longues réflexions et discussions, de chercher une personne néerlandophone.
Oh, je m'y attendais hein, c'est pas ça. Mais bon, je suis quand même un peu déçue. Surtout après avoir passé deux entretiens et discuté des conditions salariales et extra-légales. Je me disais que peut-être... Bref, j'avais fini par espérer.
On ne travaillera pas ensemble, finalement. Au fond, c'est peut-être mieux comme ça. Tu aurais fini par te lasser. Et puis, il nous reste les e-mails et les weekends. À nous les chic soirées !
Je suis malheureusement au regret de vous informer que votre candidature n’a pas été retenue. Vos compétences ont réellement retenu notre attention, mais nous avons décidé, après de longues réflexions et discussions, de chercher une personne néerlandophone.
Oh, je m'y attendais hein, c'est pas ça. Mais bon, je suis quand même un peu déçue. Surtout après avoir passé deux entretiens et discuté des conditions salariales et extra-légales. Je me disais que peut-être... Bref, j'avais fini par espérer.
On ne travaillera pas ensemble, finalement. Au fond, c'est peut-être mieux comme ça. Tu aurais fini par te lasser. Et puis, il nous reste les e-mails et les weekends. À nous les chic soirées !
dimanche 2 septembre 2007
A tavola
Et bien voilà, après des mois de négociations (pire que pour former un gouvernement), tu as fini par trouver une date qui seyait à nos agendas de ministres et tu l'as fait, toi, ton dîner. Pas comme une certaine fille indigne qui s'est d'ailleurs pris quelques réflexions. Gentilles, les réflexions, mais bon...
Alors, pour le dîner, un seul mot : MIAM ! J'aurais bien aimé te l'écrire en italien (rapport au menu), mais je ne sais pas. Ben oui, la faute au néerlandais. On peut pas tout faire, hein...
Tout était vraiment delizioso (tu vois, je fais quand même des efforts) des antipasti au Limoncello. Un vrai festin de chef italien, la musique de pizzeria en moins (un grand plus, selon moi). Je pourrais m'étendre tant sur le repas que sur l'accueil, mais je vais me contenter d'emprunter ces quelques mots à mon père (le dimanche soir, j'ai tendance à me la jouer paresseuse) : « il n'y a pas à dire, tu sais recevoir » (fin de citation).
Quant à la fille indigne, elle fait les choses à son rythme. Lentement, mais sûrement. Exemple : trouver la maison, deux ans et demi. Se décider à écrire une petite note pour te remercier du bon moment passé tous ensemble (parce que c'est ce qu'elle est en train d'essayer de faire), deux semaines. Organiser enfin son fameux dîner... Hum, disons un temps certain.
Soit. Mais j'entends bien rattraper le coup. J'ai décidé de relayer ma mère aux fourneaux pour les fêtes. Cette année, Noël se fera à la maison (ou ne se fera pas). Un peu comme si j'avais pris mes bonnes résolutions en avance, quoi. Sauf que cette fois, je compte bien m'y tenir. L'invitation est donc lancée.
Oui, mais... j'ai intérêt à mettre les petits plats dans les grands, si je veux éviter d'autres réflexions. Tu as placé la barre plutôt haut.
Alors, pour le dîner, un seul mot : MIAM ! J'aurais bien aimé te l'écrire en italien (rapport au menu), mais je ne sais pas. Ben oui, la faute au néerlandais. On peut pas tout faire, hein...
Tout était vraiment delizioso (tu vois, je fais quand même des efforts) des antipasti au Limoncello. Un vrai festin de chef italien, la musique de pizzeria en moins (un grand plus, selon moi). Je pourrais m'étendre tant sur le repas que sur l'accueil, mais je vais me contenter d'emprunter ces quelques mots à mon père (le dimanche soir, j'ai tendance à me la jouer paresseuse) : « il n'y a pas à dire, tu sais recevoir » (fin de citation).
Quant à la fille indigne, elle fait les choses à son rythme. Lentement, mais sûrement. Exemple : trouver la maison, deux ans et demi. Se décider à écrire une petite note pour te remercier du bon moment passé tous ensemble (parce que c'est ce qu'elle est en train d'essayer de faire), deux semaines. Organiser enfin son fameux dîner... Hum, disons un temps certain.
Soit. Mais j'entends bien rattraper le coup. J'ai décidé de relayer ma mère aux fourneaux pour les fêtes. Cette année, Noël se fera à la maison (ou ne se fera pas). Un peu comme si j'avais pris mes bonnes résolutions en avance, quoi. Sauf que cette fois, je compte bien m'y tenir. L'invitation est donc lancée.
Oui, mais... j'ai intérêt à mettre les petits plats dans les grands, si je veux éviter d'autres réflexions. Tu as placé la barre plutôt haut.
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